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Adrian Le Roy

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Compositions pour: Jazz ensemble

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tablatures de luth, guitare, cistre ou mandore, airs de cour.
Adrian Le Roy [Leroy] (Montreuil-sur-Mer ca. 1520 - Paris 1598) est un luthiste, guitariste, compositeur et imprimeur-libraire en musique (associé à Robert I Ballard).
Adrian Le Roy est né dans la ville de Montreuil-sur-Mer, dans une famille de marchands aisée, qui fut représentée à l’échevinage de la ville tout au long du XVIe siècle. Sa famille avait aussi des liens avec Boulogne-sur-Mer. On ne sait rien de ses années de formation, ni qui furent ses maîtres de luth, de guitare, ni de composition...
Dès avant 1545, il est au service d'abord au service de Claude de Clermont, baron de Dampierre et lieutenant général du roi à Ardres, près de Calais. Il passe ensuite au service de Jacques II, baron de Semblançay et vicomte de Tours. Dès mars 1546, il est relation avec le marchand-libraire parisien Jean de Brouilly à Paris ; il lui achète des vignes à Saint-Denis – d’où il ressort qu’Adrian Le Roy avait des moyens, pour pouvoir acheter des biens si jeune - puis épouse sa fille Denise. Le couple emménage dans la maison de Jean de Brouilly, rue Saint-Jean-de-Beauvais à l’enseigne Sainte-Geneviève, en 1550 ou au début de 1551.
Denise de Brouilly meurt avant 1570, sans enfant. On a que peu d’informations sur leur vie familiale ; Adrian est parrain des enfants de divers voisins, tels un tailleur, un pourpointier ou un tailleurs d’images, et de divers artistes en lien avec la cour, tel le marqueteur du roi Hans Krause et bien sûr les musiciens qui la fréquentent, et de son associé Robert I Ballard.
Le Roy est un « cousin » de Robert I Ballard, également originaire de Montreuil-sur-Mer. Les deux hommes s’associent en 1551 pour fonder un atelier de typographie musicale, installé dans l’atelier de Jean de Brouilly rue Saint-Jean-de-Brouilly, qui supplantera progressivement tous ses concurrents parisiens et restera au même endroit jusqu’en 1750 et dans la famille Ballard jusqu’à l’aube du XIXe siècle. Dans cette association, c’est Le Roy qui assume le rôle d’éditeur musical (c’est-à-dire le choix des œuvres et la correction des épreuves), tandis que Ballard dirige la production (composition, impression, reliure).
Les relations de Le Roy avec l’aristocratie lui ont ouvert les portes de la cour. Au long de sa carrière, quelques dédicaces révèlent qu’il a pu obtenir des permissions de la part de Henry II, du cardinal Charles de Lorraine, et qu’il a eu l’oreille de Charles IX. C’est lui qui, lors du voyage de Roland de Lassus à Paris, au printemps 1571, le présente à la cour de Charles IX, l’héberge et correspond plus tard avec lui. Le Roy fréquente également le salon du comte et de la comtesse de Retz (Claude Catherine de Clermont), où se croisent Pierre de Ronsard, Jean-Antoine de Baïf, Paul Melissus ou Guillaume Costeley.
Son accès aux cercles de la cour de France a bien sûr favorisé l’activité de l’officine Le Roy & Ballard, en lui permettant de fréquenter les musiciens les plus en vue. Parmi ceux qu’il aurait le mieux connus se trouvent : Guy de Clinchant, Pierre Certon, Jacques Arcadelt, Claude Le Jeune, Guillaume Costeley et Claude Goudimel.
Adrian Le Roy teste une première fois le 28 mars 1580, en préparation d’un prochain voyage à l’étranger dont la destination reste inconnue (Munich ? Italie ? Angleterre ?) et dont on ignore s’il l’a fait. La mort de Robert I Ballard en juillet 1588 déstabilise le fonctionnement de l’atelier (qui ne publie plus rien avant 1591 : trois rééditions de livres de chansons publiés sous son nom seul). En 1593 les publications reprennent plus franchement, dans le cadre d’une association entre Le Roy et la veuve Ballard, Lucrèce Du Gué. Le Roy teste à nouveau en 1598 peu avant sa mort, en léguant à Robert Ballard la totalité de ses biens. Ensuite, Lucrère Du Gué s’associe à son fils Pierre I Ballard pour poursuivre l’activité de la maison Ballard.
Lors de la première décennie d’existence de l’atelier, Le Roy contribue largement à alimenter ses propres presses, avec au moins dix livres de tablature pour luth ou pour guitare ; il continuera jusque dans les décennies 1570 avec des méthodes, un traité et des recueils de musique vocale (à quatre voix ou pour voix et luth). Très actif, son atelier lui a sans doute pris une part importante de son temps au détriment de la composition, puisqu’on observe que ses dernières compositions éditées datent de 1571 et 1573.
Son œuvre est considérable. Il a bien sûr eu toute facilité pour la faire imprimer, mais cette profusion ne doit pas cacher les innovations qu’il y a introduites, notamment dans l’avènement de la forme de l’air de cour. Avec les CL psaumes de 1567 et les Airs de cour de 1571, il est un des promoteurs actifs de la forme de l’air, dans laquelle la voix de dessus devient prédominante par rapport aux voix inférieures (haute-contre, ténor, basse), dont le rôle est essentiellement d’établir l’harmonie. À tel point que celles-ci peuvent être dès lors remplacées par un instrument, en général le luth.
En outre, il existe deux chansons et un air à quatre voix publiés dans des recueils (RISM 1554, 1556 et 1576.
Ses livres pour luth seul sont au moins au nombre de six, desquels trois seulement sont retrouvés. Dans sa reprise des chansons des musiciens contemporains, Le Roy y déploie toutes les ressources de l’ornementation (diminutions, arpèges…).
Pour la guitare, Le Roy a publié cinq livres tous retrouvés ; s’y trouvent des fantaisies et plusieurs danses plus ou moins ornementées, des psaumes latins et des « voix de ville ».
[Le Quart livre de cette collection est une tablature de guitare de Gregor Brayssing, 1553].
Des deux livres de cistre parus, seul le second est connu :
pour le luth
pour la guitare
pour le cistre
pour la mandore