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Marin Marais

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Compositions pour: Jazz ensemble

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Marin Marais est un violiste ou gambiste et compositeur français de la période baroque, né en 1656 à Paris, où il est mort le 15 août 1728.
Marin Marais est baptisé à Paris le 31 mai 1656, date possible mais non certaine de sa naissance (le 31 mai est donné pour sa date de naissance par Évrard Titon du Tillet) ; il naît au sein d'une famille modeste : ses parents sont Vincent Marais, cordonnier, et Catherine Bellanger. Seul le frère de Vincent, prêtre, est d’un milieu social plus élevé.
En 1667, Marin Marais devient enfant de chœur, c'est-à-dire enfant formé pour chanter dans le chœur (composé de choristes professionnels) attaché à l'église Saint-Germain-l’Auxerrois. Il y rencontre Michel-Richard de Lalande (également enfant de chœur) et Jean-François Lalouette (vicaire, donc chantre - c'est-à-dire choriste - remplaçant). À 16 ans, il quitte le chœur de Saint-Germain-l’Auxerrois car sa voix a mué. Il veut retourner à la cour et souhaite se perfectionner auprès de « Monsieur de Sainte-Colombe » le père, sur la basse de viole, instrument dont il a appris à jouer lors de sa formation d’enfant de chœur. Sainte-Colombe, se sentant peut-être menacé par le grand talent du jeune musicien, lui dit au bout de six mois qu’il ne peut rien lui apprendre de plus. Titon du Tillet rapporte que Marin Marais se serait alors caché sous le cabinet de travail installé dans un mûrier du jardin de Sainte-Colombe pour tenter de percer les secrets de ce maître, mais aurait été découvert et chassé au bout de quelque temps par ce dernier.
Marais entre ensuite dans l'orchestre de l’Académie royale de musique (l'Opéra de Paris) dirigé par Lalouette - peut-être d’ailleurs grâce à l’influence de celui-ci. Le directeur (et créateur) de l’Académie royale de Musique était alors Lully, par ailleurs maître de la musique du roi Louis XIV.
En 1676, Marin Marais épouse Catherine d'Amicourt avec laquelle il aurait ensuite eu (selon Titon du Tillet) dix-neuf enfants ; on a trouvé la trace de treize enfants en tout cas, le dernier ayant été Jérôme. La pièce Le tombeau pour Marais le Cadet a vraisemblablement été écrite pour lui. Marin Marais obtient en 1679 une charge de « joueur de viole dans la musique de la Chambre » du roi (les musiciens de la chambre étaient responsables de la musique profane à la cour). Il cumule ensuite cette charge avec une carrière de musicien à l’Opéra pendant quarante ans.
C’est en 1685 que Marin Marais commence à écrire des pièces pour viole ; un premier livre paraît en 1686. C’est cette même année qu’il entreprend d’écrire pour la scène l’Idylle dramatique qui rencontre un grand succès mais dont n’a été retrouvé que le livret.
Après la mort de Jean-Baptiste Lully, qui donne aux compositeurs une plus grande liberté pour faire jouer leurs œuvres, Marais écrit Alcide (livret de Jean Galbert de Campistron), en collaboration avec Louis Lully (fils aîné de Jean-Baptiste), qui est représenté en 1693 avec un grand succès.
Il se produit parallèlement comme violiste avec d’autres musiciens de la cour, auprès de Louis XIV mais aussi auprès de son entourage (duc de Bourgogne, madame de Montespan, madame de Maintenon, etc.). Dans une lettre de 1696, c'est dans ces termes que l’abbé Coulanges rend compte à madame de Sévigné d'une de ces séances de musique :
« Les jeunes gens, pour s’amuser dansèrent aux chansons, ce qui est présentement fort en usage à la Cour. Joua qui voulut, et qui voulut aussi prêta l’oreille au joli concert de Vizé (le luthiste Robert de Visée), Marais, (René) Descoteaux et Philibert (Rébillé). Après cela on attrapa minuit et le mariage fut célébré dans la chapelle de l’hôtel de Créquy. »
Un livre publié en 1692, Pièces en trio pour les flûtes, violons et dessus de viole, montre le répertoire utilisé par Marais pour ces concerts à la cour.
En 1701, Marais est appelé à diriger une très grande cérémonie pour la guérison du dauphin, réunissant deux cent cinquante musiciens et chanteurs, au cours de laquelle seront interprétés, entre autres, deux de ses motets : Domine salvum fac regem (« Dieu sauve le roi ») et un autre dont on ne connaît pas le titre.
Après cette importante prestation, il devient chef d’orchestre permanent à l’Opéra vers 1704. Il écrit encore Alcyone, tragédie en musique (représentée en 1706) qui rencontrera aussi un grand succès.
Il connaît ensuite une période moins faste avec l’échec de Sémélé qui est son dernier ouvrage lyrique. Par ailleurs de nouveaux et brillants violistes viennent contester sa suprématie de violiste et de compositeur : Louis de Caix d'Hervelois et surtout Antoine Forqueray.
En 1708, Marais demande et obtient que son fils aîné, Vincent, reprenne sa charge de violiste auprès du roi. Il continue cependant à jouer à la cour jusqu’à la mort de Louis XIV, après laquelle ses activités se restreignent. Il poursuit également l’enseignement et la pratique de son instrument et vit dans une certaine aisance. Un an après la mort de sa fille aînée le 4 août 1727, il meurt à son tour le 15 août 1728.
Il écrivit près de six cents pièces pour viole, réparties en cinq livres, chacun comprenant, entre autres, une quarantaine de suites, avec parfois des pièces de caractère comme le Tombeau pour Monsieur de Sainte-Colombe, le Tombeau pour Monsieur de Lully, Le Tableau de l’Opération de la Taille, etc.
Le musicien est l’un des premiers, en France, à avoir écrit des pièces en trio :
En 2006, à l’occasion du 350 anniversaire de la naissance du musicien, célébré grâce au « Festival Marin Marais », a été dévoilée en l'église Saint-Médard de Paris une plaque commémorative en guise d'hommage. En effet le nouveau-né aurait été baptisé dans cette église, le jour-même de sa naissance (supposé être le 31 mai 1656). La cérémonie du dévoilement de plaque s'est précisément tenue le 22 octobre 2006.
Le 15 octobre 2011, le conservatoire intercommunal de musique des Sables-d'Olonne inaugure ses nouveaux locaux et prend le nom de conservatoire de musique Marin-Marais.
(12363) Marinmarais, astéroïde.