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Maurizio Cazzati

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Compositions pour: Jazz ensemble

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Maurizio Cazzati, né en mars 1616 à Luzzara (duché de Guastalla) et mort le 28 septembre 1678 à Mantoue, est un organiste et un prolifique compositeur italien du XVII siècle. Sa musique instrumentale marque de façon décisive l’école de Bologne, dont il est le fondateur.
On connaît peu de chose de l'éducation de Maurizio Cazzati. Il est employé dès sa jeunesse par les seigneurs du pays, la famille Gonzague et l'élève de L. Grossi. Après avoir été ordonné prêtre, il est successivement directeur musical de plusieurs cités proches de son lieu de naissance, notamment Mantoue, Bozzolo, Ferrare et Bergame, où il succède d'ailleurs à ce poste à Pietro Andrea Ziani.
Dès 1641, Cazzati est maître de chapelle et organiste à la basilique de San Andrea de Mantoue. En 1648, il accède à la direction musicale de l’Accademia della Morte de Ferrare, puis il s’installa à Bergame, en tant que maître de chapelle de S. Maria Maggiore (1653–1655). Dans l’intervalle des quinze années de ces trois postes, il édite dix-huit recueils et n'est âgé que d'un peu plus de vingt ans, lorsque paraît la musique religieuse de son premier, en 1641 à Mantoue.
En 1657, son prestige lui vaut d'être nommé Maestro di Cappella à San Petronio, la plus grande église de Bologne, sans avoir eu besoin de postuler en bonne et due forme. Immédiatement après cette nomination, Cazzati entreprend de nécessaires réformes (réduction du nombre de chanteurs, des instruments à vent, lesquels sont remplacés par un groupe de cordes). Alors qu'il conserve le soutien de l'aristocratie, c'est la cause principale d'une hostilité de la communauté musicale de la ville qui l'entraîne dans de multiples conflits personnels avec d'autres musiciens de la chapelle. Il est notamment âprement critiqué par Lorenzo Perti (de) (l'oncle de Giacomo Antonio Perti) et Giulio Cesare Arresti — premier organiste de la chapelle et son successeur — qui remettent en question ses capacités de maestro. Cazzati n'y voit, pour sa part, que rancunes et jalousies.
Arresti publie en 1659 un pamphlet intitulé Dialogue entre un maître de musique et son élève, critique de la messe opus 17 de Cazzati, où figurent des erreurs peu conventionnelles de contrepoint. Le compositeur se défend avec éloquence, invoquant le droit du créateur à suivre sa pente naturelle quitte à transgresser les règles de la tradition. Les erreurs de la partitions sont corrigées dans une nouvelle édition en 1667 et la polémique cesse ; mais il n'en est pas moins censuré.
L’ostracisme dont il est touché l'oblige à créer, à partir de 1666, sa propre presse pour éditer ses œuvres, notamment les premières sonates pour violon seul, opus 55, en 1670. Contrairement à beaucoup de ses contemporains, Cazzati comprend le marché de l'imprimerie musicale et sa dynamique. Il est aussi le musiciens ayant produit le plus, avec soixante-six volumes imprimés de compositions, cent en comptant les réimpressions. Son œuvre est ainsi largement diffusée, même dans des pays lointains.
Il fonde également une académie, soutenu par les chanoines de San Petronio, concurrente de Accademia Filarmonica, où il ne peut accéder, sans doute empêché par Arresti. Il marque de façon décisive l’école de Bologne et l'église San Petronio est réputée pour la musique instrumentale qui agrémentait les offices (Sonata da chiesa).
Il est le maître de Giovanni Battista Vitali.
En 1671, il démissionne de ses fonctions bolonaises pour retourner à Mantoue, où il se met au service de la duchesse Isabella en tant que Maestro di Cappella da Camera, et ensuite à la direction de la chapelle de la Basilique palatine Santa Barbara et ce, jusqu'à sa mort le 28 septembre 1678.
Alors que seule une toute petite portion de ses énormes travaux a pu être conservée, son œuvre instrumentale, considérée de nos jours comme étant la plus fameuse et importante, est constituée de ses opus 18 et 35 qui inaugurent le style de l’école de Bologne et celui de la sonate à deux (premier exemple du genre), avec notamment trois sonates pour trompettes, ancêtre direct du concerto.
Il a écrit une dizaine d'oratorios, des cantates, des recueils de messes, motets, etc. L'un des ouvrages les plus représentatifs de la musique vocale étant l'opus 36, à la fois parmi les plus expérimentaux et le plus avant-gardiste de Cazzati. Les innovations de l'œuvre ont été vertement critiquées par certains musiciens, mais ensuite imités par ses collègues.
Giovanni Francesco Savaro, La Psiche deificata, dell'archidiacono Savaro di Mileto, cantate (Benacci, Bologne, 1668)