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Salomone Rossi

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Compositions pour: Jazz ensemble

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Salomone Rossi (né vers 1570 à Mantoue et mort vers 1630 dans la même ville) est un violoniste et un compositeur italien de confession juive du début du XVII siècle.
Généralement appelé Salomone Rossi, on trouve aussi Salamone Rossi et en français Salomon Rossi. Son nom, signifiant « Salomon Rouge », peut être soit translittéré en hébreu : סלומונה רוסי ; soit traduit Shlomo Min-HaAdumim : שלמה מן האדומים.
Salomone Rossi fut un représentant majeur de la transition entre la période la renaissance italienne et le début du Baroque.
Il acquit assez jeune une réputation de violoniste talentueux. À 17 ans, dès 1587, il fut loué comme musicien de cour à Mantoue où il demeura jusqu'en 1628, étant passé du statut de musicien de cour à celui de Maître de Concert pour la famille ducale. Comme les compositeurs Monteverdi, Gastoldi, Wert et Viadana, Rossi composa de nombreuses musiques pour accompagner des banquets, des mariages, des pièces de théâtres ainsi que des musiques d'église.
Rossi était si bien intégré dans ce milieu de cour qu'il fut dispensé de porter la rouelle qui était exigée de tous les Juifs.
Il mourut sans laisser de trace en 1630, probablement lors de l'invasion par les troupes autrichiennes qui attaquèrent les Gonzague et détruisirent le ghetto de Mantoue, ou à la suite d'une épidémie de peste qui ravageait la région.
La sœur de Salomon Rossi fut une chanteuse lyrique sous le nom de « Madame Europa », peut-être la première femme de confession juive à se produire professionnellement de la sorte. Elle a ainsi chanté la première de L'Arianna de Monteverdi pour les Ducs de Gonzague, Salomon Rossi jouant parmi les violons. Comme pour son frère, on perd sa trace après la fin des Gonzague et le sac du ghetto.
Ses premières œuvres (1589) sont une collection de 19 canzonettes. Il publia aussi des madrigaux, joignant à ses mélodies des textes des plus grands poètes de l'époque (Guarini, Marino, Rinaldi, et Celiano). En 1600, dans les deux premiers de ses cinq livres de madrigaux, il intègre la basse continue, une innovation qui marque le passage à la musique baroque. Dans ces compositions, il inclut des partitions pour le théorbe.
Rossi publie 150 compositions profanes, parmi lesquelles :
En italien
I bei ligustri (Les beaux troènes), Correte amanti (Courrez, amants), S'el Leoncorno (Si la licorne) (enregistrées par le Boston Early Music Ensemble)
Cor Mio, Dir mi che più non ardo (enregistrées par le Boston Early Music Ensemble)
Instrumental : œuvres préservées :
En hébreu
Italien, inséré dans une société chrétienne, Rossi n'en était pas moins juif. Aussi composa-t-il, en 1623, une collection d'œuvres pour la liturgie synagogale intitulée "Les cantiques de Salomon" (Ha-shirim asher li-Shlomo, השירים אשר לשלמה). Quoique le titre ait pu évoquer le Cantique des Cantiques du roi Salomon, il renvoie en fait au prénom de Rossi. Ces œuvres sont écrites dans le style baroque, sans lien avec la musique synagogale traditionnelle. Comme Monteverdi ou Luigi Rossi, il mit aussi en musique de nombreux textes bibliques de l'Ancien Testament, et ses mélodies sont stylistiquement assez proches de celles de ses collègues. Cependant il en conserve le texte hébreu, ce qui fait de lui un cas unique parmi les compositeurs baroques.
La proximité avec Monteverdi et la fin mystérieuse de Rossi sont la trame de fond du roman Le Violon d'Hitler par Igal Shamir (Plon, 2008).
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