Compositeurs
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Johann Jakob Froberger

Organ
Clavecin
Clavicorde
Violon
Voix
Soprano
Ténor
Basse
Viole de gambe
Capriccio
Ricercare
Canzona
Partita
Suite
Toccata
Fantaisie
Allemande
Danse
Sarabande
par popularité

#

10 Suites14 Ricercare (14 Recherche)21 Pieces, D-B SA 44507 Harpsichord Pieces from the Bauyn Manuscript (7 Pièces de clavecin de la Bauyn Manuscrit)

A

Alleluia Absorta est mors, FbWV 701 (Alleluia Absorta mors Est, FbWV 701)

C

Canzona in A minor, FbWV 306Canzona in C major, FbWV 305Canzona in D minor, FbWV 301Canzona in F major, FbWV 303Canzona in G major, FbWV 304Canzona in G minor, FbWV 302Canzonas, FbWV 301-306Capriccio in A minor, FbWV 502Capriccio in A minor, FbWV 517Capriccio in C major, FbWV 506 (Capriccio en ut majeur, FbWV 506)Capriccio in C major, FbWV 518Capriccio in D minor, FbWV 503Capriccio in D minor, FbWV 510Capriccio in D minor, FbWV 511Capriccio in E minor, FbWV 513Capriccio in E minor, FbWV 514Capriccio in F major, FbWV 504Capriccio in F major, FbWV 512Capriccio in F major, FbWV 515Capriccio in F major, FbWV 516Capriccio in G major, FbWV 501Capriccio in G major, FbWV 507Capriccio in G major, FbWV 509Capriccio in G minor, FbWV 505Capriccio in G minor, FbWV 508Capriccios

D

Diverse curiose è rare partite musicali (Plusieurs curieux, il est des jeux musicaux rares)Diverse curiose partite (Plusieurs jeux curieux)

F

Fantasia in B-flat majorFantasias (Fantaisies)

L

Libro quarto, A-Wn Mus.Hs.18707Libro secondo, A-Wn Mus.Hs.18706Libro terzo, A-Wn Mus.Hs.16560

O

Orgel und Klavierwerke

P

Partita auff die Mayerin, FbWV 606Partita 'Das Nachtlager', FbWV 654Partita 'Der Clavier Trampler', FbWV 656Partita 'Der Naseweise Orgelprobierer', FbWV 655Partita in A minor, FbWV 628Partita in E minor, FbWV 607 (Partita en mi mineur, FbWV 607)

R

Ricercar in C major, FbWV 401Ricercar in C major, FbWV 404Ricercar in C major, FbWV 413Ricercar in C-sharp minor, FbWV 406Ricercar in D minor, FbWV 407Ricercar in D minor, FbWV 411Ricercar in D minor, FbWV 414Ricercar in E minor, FbWV 409Ricercar in F major, FbWV 403Ricercar in F-sharp minor, FbWV 412Ricercar in G major, FbWV 402Ricercar in G major, FbWV 408Ricercar in G major, FbWV 410Ricercar in G minor, FbWV 405

S

Suite in D major (Suite en ré majeur)Suite in G major (Suite en sol majeur)

T

ToccatasTombeau in C minor, FbWV 632
Wikipedia
Johann Jakob Froberger (Stuttgart, 18 mai 1616 – Héricourt, 7 mai 1667) est un musicien, compositeur, organiste et claveciniste, allemand.
Il occupe une place particulière dans la musique européenne de son temps, ayant été plus qu’aucun autre en contact direct avec les plus importantes traditions nationales du clavier et du luth en Italie, en France, aux Pays-Bas, en Angleterre et bien sûr en Allemagne. Véritable organisateur de la suite de danses, il est compté au nombre des plus importants compositeurs allemands du XVII siècle, en ce qui concerne les instruments à clavier.
Fils d'un maître de chapelle à la cour du Wurtemberg, Johann Jakob Froberger fait ses études dans sa ville natale, puis il se rend à Vienne vers 1634 pour entrer à l'institut des Singer oder canthoreyknaben. Introduit par l'ambassadeur de Suède, il parvient à entrer comme troisième organiste au service de l'empereur d'Autriche Ferdinand III, monarque passionné d'art et de musique, tenant sa charge du 1 janvier au 30 octobre 1637. Le souverain lui accorde un congé pour se rendre en Italie et y parfaire ses connaissances auprès du fameux organiste de la basilique Saint-Pierre de Rome, Girolamo Frescobaldi, dont la renommée est très grande dans toute l'Europe. Froberger, qui est luthérien d'origine se convertit au catholicisme, condition sine qua non pour pouvoir se rendre dans la capitale de la papauté. Cette possibilité doit être considérée comme une faveur insigne au moment où le Saint-Empire se débat dans les grandes difficultés nées de la guerre de Trente Ans.
Il passe trois ans-et-demi auprès du maître, se pénétrant de son enseignement et composant, à son instar, des œuvres dans la tradition italienne : canzone, toccate, partite, ricercari, capricci, fantasie. Il revient à Vienne en mars 1641 et exerce jusqu'en 1645, puis retourne à Rome ou il fréquente le savant jésuite allemand Athanasius Kircher — qui édite Fantaisie sur l’hexacorde dans le Musurgia universalis — et probablement Carissimi. Il passe à Florence, à Mantoue.
Il revient à nouveau à Vienne en 1649, mais reprend très vite la route, souvent de façon aventureuse et risquée, cette fois vers les Pays-Bas espagnols (l'actuelle Belgique : l'archiduc Léopold, frère de Ferdinand III en est le gouverneur), Bruxelles, Paris, Londres. Cet artiste, dont le caractère facile et enjoué semble être une des qualités, se lie d'amitié avec le savant hollandais Constantin Huygens, avec les luthistes et les organistes-clavecinistes français : Blancrocher, Dufault, Denis Gaultier, Roberday, Louis Couperin, les Richard, etc. À leur contact, il s'initie à la manière française (le « style brisé ») et à la suite de danses dont la structure est en train de se formaliser. En 1652 — on est en pleine Fronde — un grand concert est donné en septembre aux Jacobins, en son honneur à Paris. Jean Loret en laisse un récit désapprobateur dans la Muze historique.
On le retrouve à Vienne en 1653. C'est à cette même époque qu'au cours d'un passage à Dresde, il participe à une joute musicale avec Matthias Weckmann, qui restera son ami et avec qui il entretiendra une correspondance suivie.
La mort de son protecteur et ami Ferdinand III survient en 1657 : cette mort consterne Froberger qui compose à cette occasion pour le clavecin une remarquable « lamentation » à la mémoire du défunt. Dès 1658, il quitte Vienne et se met au service de la cour de la Principauté de Montbéliard (alors liée au Duché de Wurtemberg) : la princesse Sybilla est une amie d'enfance, ancienne élève de son père, amie des arts et musicienne avertie. Il devient donc professeur de clavecin de sa protectrice, qui lui porte beaucoup d'estime et d'admiration. Il s'installe au château d'Héricourt, fait d'autres voyages (il parvient à Londres en 1662 dans un état de pauvreté total, s'étant fait voler pendant le voyage… et actionne des soufflets d'orgue pour gagner un peu d'argent) ; il rencontre Constantin Huygens en 1665 à Mayence. Il meurt subitement à Héricourt, alors dépendant du Duché de Wurtemberg, en 1667 pendant les Vêpres.
Son œuvre (essentiellement conservée sous forme de manuscrits) est dédiée à l'orgue et surtout au clavecin. Elle comprend de nombreuses pièces de forme italienne dans un style proche de Frescobaldi et plusieurs dizaines de suites de danses dont certaines sont vraisemblablement perdues (il existe à Vienne deux manuscrits superbement décorés, dédiés à l'Empereur et titrés « Libro Secundo 1649 » et « Libro Quarto 1656 » : il y manque, au moins les numéros 1 et 3).
Froberger participe activement à la mise en forme de la suite de danses et à sa diffusion en Allemagne. Alors que les manuscrits (non autographes) de Louis Couperin, mort en 1661 et les deux recueils de Chambonnières imprimés en 1670 rangent les pièces par genre ou sans ordre bien défini, les suites de Froberger sont organisées : d'abord trois danses avec quelques doubles : Allemande, Courante et Sarabande, auxquelles s'ajoute plus tard la Gigue. Cette structure devient la base de la suite classique.
S'il n'est pas le premier musicien européen à voyager : les échanges sont nombreux depuis la Renaissance entre les pays du nord et l'Italie en particulier, Froberger est le musicien le plus cosmopolite de la période baroque naissante : l'Espagne mise à part, il a été en contact avec tous les milieux musicaux de son époque, il en a assimilé les styles et les formes et son œuvre pour les instruments à clavier est une véritable synthèse des traditions italienne, française, anglaise, néerlandaise et germanique, Froberger est également un artiste sensible, qui « invente » la musique à programme : de nombreuses pièces initiales de ses suites évoquent, dans leur titre et dans leur écriture, ses aventures personnelles, ses états d'âme. Jean-Sébastien Bach, entre autres compositeurs, avait pour lui une grande estime.