Compositeurs
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Muzio Clementi

Piano
Clavecin
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Piano à quatre mains
Orchestre
Harpe
Sonate
Duet
Sonatine
Danse
Symphonie
Еxercice
Étude
Prélude
Valse
Capriccio
par popularité

#

12 Monferrinas, Op.4912 Piano Sonatas12 Sonatas for Piano12 Sonatinas12 Waltzes for Piano, Tambourine and Triangle, Op.38 (12 Valses pour piano, Tambourin et Triangle, Op.38)12 Waltzes for Piano, Tambourine and Triangle, Op.3918 Piano Sonatas2 Capriccios, Op.472 Piano Duets2 Piano Sonatas and 2 Capriccios, Op.34 (2 Sonates pour piano et 2 Capriccios, Op.34)2 Piano Sonatas, Op.24 (2 Sonates pour piano, Op.24)2 Symphonies, Op.1821 Variations on 'The Black Joke', WO 23 Piano Duets and 3 Sonatas, Op.33 Piano Duets, Op.143 Piano Sonatas, Op.10 (3 Sonates pour piano, Op.10)3 Piano Sonatas, Op.23 (3 Sonates pour piano, Op.23)3 Piano Sonatas, Op.33 (3 Sonates pour piano, Op.33)3 Piano Sonatas, Op.35 (3 Sonates pour piano, Op.35)3 Piano Sonatas, Op.373 Piano Sonatas, Op.40 (3 Sonates pour piano, Op.40)3 Piano Sonatas, Op.50 (3 Sonates pour piano, Op.50)3 Piano Sonatas, Op.7 (3 Sonates pour piano, Op.7)3 Piano Sonatas, Op.8 (3 Sonates pour piano, Op.8)3 Piano Sonatas, Op.9 (3 Sonates pour piano, Op.9)3 Piano Trios, Op.213 Piano Trios, Op.223 Piano Trios, Op.273 Piano Trios, Op.283 Piano Trios, Op.293 Piano Trios, Op.323 Sonatas and 3 Fugues, Op.53 Violin Sonatas, Op.15 (3 Sonates pour violon, Op.15)4 Piano Sonatas and a Duet, Op.124 Sonatas for Piano Four Hands (4 Sonates pour piano à quatre mains)5 Piano Sonatas and a Duet, Op.1a6 Piano Sonatas, Op.1 (6 Sonates pour piano, Op.1)6 Piano Sonatas, Op.13 (6 Sonates pour piano, Op.13)6 Piano Sonatas, Op.25 (6 Sonates pour piano, Op.25)6 Piano Sonatinas, Op.366 Sonatas, Op.2 (6 Sonates, Op.2)6 Sonatas, Op.4 (6 Sonates, Op.4)

A

Ausgewählte Sonaten

C

Collected Piano Sonatas (Sonates pour piano collectées)

D

Duettino in C major, WO 24Duettino in G major, WO 25

F

Fantasie avec variations sur l'air 'Au clair de la lune', Op.48Flute Sonata in A major, Op.31

G

Gradus ad Parnassum, Op.44

I

Introduction to the Art of Playing the Pianoforte, Op.42 (Introduction à l'art de jouer du piano, Op.42)

M

Musical Characteristics, Op.19 (Caractéristiques de musique, Op.19)

O

Original Sonaten

P

Periodical Collection of Popular Dances (Collection périodique des danses populaires)Piano Duet, 2 Sonatas and 3 Fugues, Op.6Piano Sonata and Toccata, Op.11 (Sonate pour piano et Toccata, Op.11)Piano Sonata No.1, Op.2 No.2Piano Sonata, Op.16 (Sonate pour piano, op.16)Piano Sonata, Op.20 (Sonate pour piano, Op.20)Piano Sonata, Op.26 (Sonate pour piano, Op.26)Piano Sonata, Op.41 (Sonate pour piano, Op.41)Piano Sonata, Op.46 (Sonate pour piano, Op.46)Piano Sonata, WO 13Piano Sonata, WO 14Piano Sonata, WO 3Piano Trio, WO 6Preludes and Exercises, Op.43

R

Rondo in B-flat major, WO 8

S

Sammlung berühmter Sonaten (Collection de sonates célèbres)Sonatas for 2 PianosSymphony No.2, WO 33Symphony No.4, WO 35

V

Violin Sonata in C major, Op.30
Wikipedia
Gradus ad Parnassum
Muzio Clementi, né le 24 janvier 1752 à Rome, mort le 10 mars 1832 à Evesham en Angleterre, est un compositeur italien, principalement connu de son vivant comme pianiste, mais également organiste et claveciniste.
Il est considéré comme le premier à avoir composé spécifiquement pour le piano et surtout connu pour son recueil d'études pianistiques Gradus ad Parnassum (dont le titre rappelle le fameux traité de contrepoint de Johann Joseph Fux). Il eut une influence notable sur Ludwig van Beethoven.
Muzio Clementi, premier de sept frères et sœurs, naquit à Rome de la famille de Nicolo Clementi, honorable orfèvre de souche romaine et de son épouse, la Suissesse Magdalena Kaiser. On décela ses talents pour la musique alors qu'il était très jeune : confié à l'âge de sept ans aux soins d'un organiste nommé Cordicelli, il en assimila si bien les leçons que, à l'âge de neuf ans, il put se présenter avec succès à un concours pour une place d'organiste d'église, après avoir interprété à l'orgue une transposition multitonale d'une basse figurée, tirée d'une œuvre de Corelli.
En 1766, Peter Beckford (1740–1811), un riche Anglais qui était par ailleurs cousin de l'excentrique William Beckford, fut séduit par les talents musicaux du jeune garçon et conclut un marché avec Nicolo, le père, pour emmener Muzio en Angleterre dans son domaine de Steepleton Iwerne, au nord de Blandford Forum dans le comté de Devon. Backford s'engageait à financer l'éducation musicale de Clementi en échange de quoi celui-ci assurerait l'animation musicale de la propriété. Ce fut donc là que Clementi passa les sept années qui suivirent, se consacrant à l'étude et à la pratique du clavecin. Ainsi Clementi a pu connaître les œuvres de Ignazio Cirri, publiées à Londres. Les compositions qui remontent à cette période de jeunesse sont peu nombreuses et d'ailleurs toutes à peu près perdues.
En 1770, Clementi donna son premier concert public de piano. Le public fut très favorablement impressionné par son jeu et ce fut le début d'une des carrières pianistiques les plus prestigieuses. En 1774, il fut libéré de ses obligations vis-à-vis de Peter Beckford, et il partit s'installer à Londres où, entre autres activités, il donna plusieurs concerts de bienfaisance au bénéfice d'un chanteur et d'un harpiste et dirigea aussi de son clavier, pendant quelque temps des concerts au King's Theater de Haymarket. Sa renommée s'accrut en 1779-1780 avec la publication des sonates de son opus 2. Devenu très célèbre, il était considéré dans beaucoup de cercles musicaux comme le plus grand pianiste de son temps.
Clementi entreprit un voyage en Europe continentale en 1781, qui l'amena en France, en Allemagne, en Autriche. À Vienne, sur proposition de l'empereur Joseph II, il accepta de participer à une joute musicale contre Wolfgang Amadeus Mozart pour l'agrément de l'empereur et de ses hôtes. Chacun des musiciens dut improviser et exécuter des œuvres de sa propre composition. Le talent de chacun d'entre eux, comme compositeur et comme virtuose, était tel que l'empereur dut déclarer match nul.
Le 12 janvier 1782, Mozart écrivait à son père : « Clementi joue bien, pour ce qui est de l'éxécution de la main droite. Sa force réside dans les passages en tierces. Par ailleurs, il n'a pas un kreutzer de sentiment ou de goût. En un mot, c'est une simple mécanique ». Dans une lettre postérieure il alla même jusqu'à écrire : « Clementi est un charlatan, comme tous les Italiens, il écrit presto mais ne joue qu’allegro, j'ai pu le constater. » En revanche, l'opinion de Clementi quant à Mozart a toujours été très positive.
Cependant le motif principal de la sonate en si bémol majeur de Clementi sembla avoir capté l'imagination de Mozart puisque dix années plus tard, il s'en serait servi pour l'ouverture de son opéra La Flûte enchantée, du moins on le suppose vu leur ressemblance. Ceci contraria tellement Clementi que ce dernier prit soin, chaque fois que la partition de sa sonate fut éditée, de faire inclure un commentaire expliquant qu'elle avait été composée dix ans avant La Flûte enchantée.
À partir de 1782 et pendant les vingt années qui suivirent, Clementi resta en Angleterre. Pendant les années 1790, ces œuvres furent jouées lors des concerts Salomon à Londres, avec celles de Joseph Haydn. Jouant du piano, dirigeant des orchestres et donnant des cours, deux de ses élèves acquirent une grande notoriété, Johann Baptist Cramer et John Field — ce dernier devait à son tour exercer son influence sur Frédéric Chopin. Clementi entreprit aussi la fabrication de pianos, mais son atelier fut détruit par un incendie en 1807.
Cette même année, Clementi conclut plusieurs contrats d'édition avec Ludwig van Beethoven, qui était un de ses admirateurs, ce qui lui octroya de publier plusieurs de ses œuvres.
En avril 1784, ayant séjourné à plusieurs reprises à Lyon, il eut une idylle amoureuse avec Marie-Victoire, 18 ans, la fille de l'échevin Jacques Imbert-Colomès, qu'il enleva après lui avoir dédicacé son opus 8. Jacques Imbert-Colomès, furieux, poursuivit les deux amants jusqu'à Chambéry et ramena sa fille, Clementi devant alors séjourner plusieurs semaines en Suisse, à Berne, où, désespéré, il composa un duo en mi bémol en hommage à son amour impossible.
Sa place dans l'histoire de la musique, en tant qu'éditeur et interprète de Beethoven n'est certainement pas moindre que celle qu'il a pu acquérir en tant que compositeur lui-même. Cependant, on a pu lui reprocher certaines libertés éditoriales qu'il s'est autorisées comme lorsqu'il a opéré des corrections harmoniques de son cru à la musique de son illustre collègue. Le fait que Beethoven a entrepris de composer spécifiquement pour le public anglais, notamment dans le domaine de la musique de chambre est évidemment lié au fait que son éditeur était basé dans ce pays.
En 1810, Clementi arrêta de donner des concerts pour se consacrer à la composition et à la facture de pianos. En 1830 il déménagea pour vivre près de Lichfield puis termina sa vie, un peu oublié, à Evesham. Il y mourut âgé de 80 ans. Il fut inhumé à l'abbaye de Westminster. Il avait été marié trois fois.
Clementi est connu pour son recueil d'études pianistiques Gradus ad Parnassum auquel Claude Debussy fait allusion dans le premier mouvement de sa suite Children's Corner qui s'intitule Docteur Gradus Ad Parnassum. De la même manière, ses sonatines ont été le passage obligé dans l'apprentissage du piano pendant tout le XX siècle. Erik Satie, qui était contemporain de Debussy en a fait une caricature dans sa Sonatine bureaucratique.
Clementi composa près de 110 sonates pour le piano. Certaines des plus anciennes et des plus faciles furent rééditées sous la forme de sonatines après le succès obtenu par ses sonatines de l'opus 36. Elles continuent d'être très appréciées comme pièces d'exécution assez facile. Pourtant, à l'exception de l'opus 36, les sonates de Clementi sont souvent d'exécution plus difficile que celles de Mozart - ce dernier écrivit dans une lettre adressée à sa sœur qu'il ne lui conseillait pas de jouer les sonates de Clementi à cause des difficultés techniques, de l'écartement des doigts qu'elles nécessitent, et de la difficulté des accords dont il pensait qu'elle pouvait se faire du mal en les jouant.
Outre ses compositions pour piano solo, Clementi a composé une grande quantité de pièces musicales d'autres sortes, y compris des symphonies reconstituées depuis peu, sur lesquelles il a longuement travaillé et que l'on commence progressivement à considérer comme des œuvres intéressantes et de qualité. Si Clementi est généralement absent des programmes de concerts, on trouve de plus en plus d'enregistrements discographiques qui lui sont consacrés.
Mozart était animé d'un manque de respect patent pour Clementi : de ce fait, on les a généralement considérés comme des rivaux irréconciliables. Mais la réciproque n'était pas vraie, autant qu'on puisse en juger, de la part de Clementi, et de toute façon, les propos peu amènes de Mozart à l'encontre de Clementi n'étaient pas destinés, dans son esprit, à être révélés en public.
Le pianiste russe Vladimir Horowitz fut saisi d'une prédilection toute particulière pour Muzio Clementi après que son épouse, Wanda Toscanini lui eut offert les œuvres complètes de celui-ci. Horowitz les mettait au même niveau que les pièces les plus accomplies de Beethoven. C'est en grande partie à lui que Clementi doit d'être à nouveau considéré comme un musicien digne d'intérêt et aujourd'hui à Andreas Staier, Maria Tipo et à Constantino Mastroprimiano, au pianoforte.
Muzio Clementi laisse 178 œuvres musicales.