Compositeurs
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Pierre Certon

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Chanson
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Messe
Livre des Psaumes
par popularité

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10 Chansons31 Psalmes

A

A ce matin ce seroit bonne estraineAmour a tort de me tenir rigueurAmour de moy tant bien servyAmour est bien de perserve natureAmour lassif ne peult sa nourritureAmour me feist longuement souffreteuxAmour, amour que ta force est estrangeAvant l’aymer je l’ay voulu congnoistre

C

Contentez vousCorps s’eslongnant faict son cueur approcher

D

Desja quaquette l'arondelle

E

En ce verd moys, temps opportun

F

Fortune alorsFrère Thibault

H

Helas ne fringuerons nous

J

J’ai le reboursJe ne l'ose direJe ne veulx poinct

L

Las sil convient (Le sil Convient)Le blanc et noyr ne doibt estre portéLes meslanges

M

Mamie un jourMesse Regnum mundiMesse Sus le pont d'AvignonMissa Christus resurgens

O

On le m'a dict

Q

Quand tant me mectz devant mes yeulxQue n’est elle aupres de moy

R

Robin couché a mesme terre

U

Ung bon viellard (Ung bon Viellard)Ung laboureur

V

Vostre beauté qu'un chascun voit florir
Wikipedia
Pierre Certon est un compositeur français, né vers 1510-1515, actif à Paris durant la moitié médiane du XVIe siècle, et mort dans cette ville le 23 février 1572. Il a été pendant presque quarante ans maître des enfants de la Sainte-Chapelle.
L’origine de Certon est encore incertaine. D’aucuns supposent qu’il est né à Melun, ville où l’on détecte en 1527 un "Jehan Certon" qui est "fermier du fourrage" du roi, et où Certon possède un canonicat à partir de 1560.
Mais il existe une autre piste : en 1515, un "Pierre Certon" apparaît parmi les enfants instruits par Alexandre de Clèves, maître d’école de l'église collégiale Saint-Pierre-au-château à Namur, parmi lesquels se trouve également Jacques Arcadelt.
D’où qu’il vienne, Certon est nommé clerc de matines à la cathédrale Notre-Dame de Paris le 29 octobre 1529 et reste à cette place environ deux ans et demi. En août 1530, il est admonesté par le chapitre pour inconduite durant la fête de l’Assomption, il l’est encore le 26 septembre 1530 pour avoir joué à la balle devant Notre-Dame et n’avoir pas assisté au service.
Le 8 mai 1532 il est devient clerc à la Sainte-Chapelle, sous le canonicat d’Odon de Coligny, fils de Gaspard Ier de Coligny et frère de Gaspard II de Coligny, amiral de France. L’année suivante paraissent ses premières chansons, chez Pierre Attaingnant. Il prend les ordres de la prêtrise à une date inconnue, et devient ensuite maître du chœur de la Sainte-Chapelle le 15 novembre 1536. Restant à ce poste jusqu’à sa mort, il aura une carrière assez linéaire. Dans les années 1530 Certon apparaît avoir été très lié à Claudin de Sermisy : il compose en 1538 une "fricassée" intitulée Vivre ne puis content sans ma maistresse qui reprend des incipits de chansons de Sermisy. Il adresse également à son ami la dédicace de son livre de motets de 1542 ; enfin il compose une déploration à 6 voix sur la mort de Sermisy en 1562, parue dans ses Meslanges en 1570.
Les registres de la Sainte-Chapelle le citent quelques fois et permettent de retracer quelques événements de sa vie : il y reçoit une chambre le 8 mai 1532, fin mars 1548 il succède à Marc Henry au bénéfice de chapelain perpétuel de la Sainte-Chapelle. Le 2 octobre 1566 il dépose devant les notaires parisiens Benoist Maupéon et Jehan Lusson une fondation d’obit de 300 lt à la Sainte-Chapelle, acceptée le même jour par le chapitre, pour faire chanter des pièces de musique à sa mémoire. Le 23 mai 1571 il est dénoncé au chapitre par le chantre, qui aurait subi de sa part quelques injures durant la procession de Sainte-Catherine du Val des Ecoliers. Ce sont les registres de la Sainte-Chapelle, toujours, qui mentionnent sa mort le 23 février 1572.
D’autres sources éclairent un peu sur sa vie : il est devenu chanoine de la collégiale Notre-Dame de Melun à une date inconnue et fonde, en 1560, un salut solennel à chanter dans cette église tous les ans à la fête de l’Annonciation ; pour en garder la mémoire il fait graver une pierre fixée à la chaire. La même année, en avril, il est partie prenante, avec le chantre Pierre Tappereau, les chanoines et le chapitre d’un projet de révision du rite de cette église.
Il semble avoir atteint une certaine aisance, puisqu’en 1567 il pouvait donner 1040 lt à l’Hôtel-Dieu de Paris. Enfin, en 1559 il est cité parmi les chantres de la Chapelle du roi aux obsèques de Henri II et en 1570, sur le titre de ses Meslanges, il est dit "compositeur de musique de la chapelle du Roy" (cette charge ne fut donnée avant lui qu’à Pierre Sandrin en 1547 et à Clément Janequin en 1557). Ses Meslanges de 1570 sont dédiés à Nicolas III de Neufville de Villeroy, dit Legendre (1525-1598), conseiller du roi, prévôt des marchands et gouverneur de Melun.
On lui connait quelques parrainages :
Certon a été un des compositeurs les plus prolifiques du XVIe siècle français. Sa production se divise harmonieusement entre les messes, les motets, les chansons profanes ou spirituelles, avec un accent prononcé pour les chansons profanes.
On connaît huit messes complètes de Certon, et trois mouvements isolés :
La plupart de ces messes utilise la technique de la parodie, reprenant des thèmes de chansons ou de motets. La technique de composition de Certon laisse une belle part à la variété, où des sections à l’écriture très simple alternent avec des sections à l’écriture plus élaborée.
Il existe deux livres de motets entièrement consacrés à cet auteur :
Les autres motets sont parus dans de nombreux recueils parus entre 1534 et 1565. Les incipits sont : Ajutor meus esto Domine (5 v.), Adorna thalamum (5 v.), (5 v.), Angelus Domini (5 v.), Ascendo ad Patrem (4 v.), Audi filia et vide (4 v.), Ave Maria (3 v.), Ave regina (4 v.), Ave virgo gloriosa (6 v.), Caecilia virgo (4 v.), Cantantibus organis (4 v.), Christo inclita candida (4 v.), Cum sublavesset (4 v.), Da pacem Domine (i) (3 v.), Da pacem Domine (ii) (6 v.), Deus in nomine tuo (5 v.), Diligebat (5 v.), Domine non secundum (5 v.), Domine si tu es (5 v.), Ecce Dominus (3 v.), Ecce ego Johanes (5 v.), Ecce Maria genuit (3 v.), Homo quidam (5 v.), In exitu Israel (4 v.), Inviolata integra (6 v.), Jesu Christe Fili Dei, Jherusalem cito veniet (4 v.), Laus Deo (3 v.), Laus et perennis (4 v.), Ludovice rex francorum (5 v.), Magnificat septimi toni (4 v.), Mane prima fabbati (4 v.), Nativitas tua dei genitrix virgo (4 v.), Non conturbetur (5 v.), O Adonai (5 v.), O crux splendidior (5 v.), Parce mihi Domine (6 v.), Pater noster/Ave Maria (6 v.), Peccata mea (5 v.), Puer natus est nobis (5 v.), Quam dilecta (5 v.), Regina caeli (4 v.), Regina caeli (i) (6 v.), Regina caeli (ii) (6 v.), Sancta et immaculata (4 v.), Sancta Maria (3 v.), Sub tuum praesidium (4 v.), Superne matris gaudia (4 v.), Tanto tempore (4 v.), Tulerunt Dominum meum (4 v.), Verbum iniquum (4 v.), Victime paschali laudes (5 v.), Vidi turbam (5 v.).
Les 24 motets de 1542 et les 14 de 1555 révèlent un style varié, avec une écriture contrapuntique qui rappelle celle des maîtres de l’école du nord, tels Johannes Lupi ou Pierre de Manchicourt. Certon est habitué à l’écriture à 5 ou 6 voix ; il s’inspire souvent de paraphrases du plain-chant, avec des canons ou des formules répétées. On considère que son inspiration mélodique, qui reprenait souvent des thèmes existants, était relativement limitée.
Certon a tenu un rôle sensible dans la mise en musique des psaumes traduits par Clément Marot. Trois recueils se succèdent au fur et à mesure que les traductions sont mises à la disposition des musiciens :
Un psaume supplémentaire et quinze chansons spirituelles à 4, 5 ou 6 v. sont éparpillés dans plusieurs recueils (RISM 1544, 1553, 1568, 1574) et dans ses Meslanges de 1570.
Là encore, les chansons de Certon sont à la fois regroupées dans deux monographies et très dispersées :
Les 185 autres chansons de Certon sont dispersées dans 64 recueils (surtout imprimés par Pierre Attaingnant à Paris) parus entre 1533 et 1567, voir la liste dans Agnel et Freedman.
Les principales éditions modernes sont :
Dans ses premières chansons, Certon privilégie des textes courts (de Maurice Scève, Clément Marot, Lyon Jamet, Gabriel Chappuys ou Mellin de Saint-Gelais notamment), sur les fragments desquels il adapte des motifs sans pour autant constituer une mélodie continue sur une phrase entière. Il adopte ensuite un style strophique (où les strophes se succèdent sous la même musique), avec une composition homorythmique (phrases d’égales valeurs) et syllabique (une note par syllabe). En cela, on peut considérer qu’il anticipe l’avènement des voix de ville.