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L'Orfeo

Compositeur: Monteverdi Claudio

Instruments: Voix Mixed chorus Orchestre

Tags: Opéras

#Arrangements

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Choro: Ahi! caso acerbo, Act 2. Complete Score PDF 0 MB
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Arrangements:

Autre

Selections. Organ (Leslie Joseph Deutsch)Selections. Flûte à bec(5) (Jaap Wiebes)Selections. Hautbois baryton + Basson + Cor anglais (Notenschreiber)
Wikipedia
L’Orfeo, favola in musica (SV 318, « Orphée, fable en musique ») est un opéra de Claudio Monteverdi sur un livret du poète Alessandro Striggio (v. 1573-1630), fils du compositeur de même nom, Alessandro Striggio (v. 1540-1592).
Après une représentation préliminaire à l'Accademia degl'Invaghiti, il fut joué le 24 février 1607 pour l'ouverture du Carnaval, au Théâtre de la Cour de Vincent I de Mantoue et redonné le 1 mars. La partition est imprimée en 1609 et rééditée en 1615 par Monteverdi lui-même, à Venise, ce qui est exceptionnel. La première représentation moderne fut donnée en 1904 dans une adaptation abrégée de Vincent d'Indy à la Schola Cantorum de Paris. D'autres travaux suivent : Ottorino Respighi, Gian Francesco Malipiero (1930) plus fidèle à l'original, Carl Orff, Bruno Maderna et enfin Luciano Berio.
Drame lyrique dont on a célébré le 400 anniversaire de la création en février 2007, L’Orfeo est l'un des premiers opéras de l’histoire de la musique, à la frontière du madrigal, dont il est en quelque sorte un développement, mis en scène.
Basé sur le mythe d'Orphée et Eurydice où le héros grec essaye de sauver sa femme des Enfers, l'opéra est composé d'un prologue et de cinq actes :
Il y a une incertitude sur une possible altération, de la part de Monteverdi, de la fin écrite par Striggio, selon laquelle Apollon accompagnait son fils au ciel. En effet, dans le livret de Striggio, Orphée meurt, atrocement lacéré par des Ménades qui, voyant qu'il s'est détourné des femmes, décident de le tuer. Ce dénouement tragique n'était pas du goût de l'époque : Monteverdi et Striggio durent modifier la fin. Certes, Orphée ne retrouve pas Eurydice mais il est emmené par Apollon. D'ailleurs, la moresca (la moresque) finale, une danse du ballet céleste, contient des réminiscences de la première fin (analyse du chef d'orchestre Nikolaus Harnoncourt, d'après le livret de l’Orfeo dans l'enregistrement de 1968 avec Harnoncourt et le Concentus Musicus Wien, chez Teldec).
Le créateur du rôle de la Musica est le célèbre castrat florentin Giovan Gualberto Magli, élève de Caccini. Il chanta aussi les rôles de Proserpina et peut-être de Speranza. Il était, aux yeux du prince Francesco Gonzaga (François de Gonzague), la vedette du spectacle, ce qui ne manque pas d'étonner quand on sait l'importance du rôle d'Orphée en comparaison de ces trois personnages. Le ténor virtuose Francesco Rasi interpréta le rôle-titre. Au castrat soprano Girolamo Bacchini revenait l'interprétation du bref rôle d'Eurydice. Le reste de la distribution d'origine nous est inconnu.
Ce qui suit est une liste des instruments utilisés lors de la première représentation de L'Orfeo à Mantoue en 1607 ; elle se trouve sur la seconde page du livret original (Venise, 1609, seconde édition 1615). Monteverdi requiert parfois une orchestration légèrement différente de celle présente sur la liste.
C'est l'un des premiers exemples d'un compositeur qui assigne des rôles spécifiques aux instruments. Certes, l'école vénitienne le faisait déjà depuis environ deux décennies, mais l'orchestration de L'Orfeo est particulièrement explicite.
L'Orfeo de Monteverdi marque un tournant dans l'histoire de la musique et symbolisera la frontière entre la Renaissance et l'époque Baroque.
Il est représentatif d'un nouveau style, la monodie accompagnée, où le chant des différents personnages est soutenu par une basse développant des accords. Celle-ci est appelée le continuo (ou basso continuo), en français la « basse continue », en allemand le Generalbass.
Avec les premiers opéras, genre promis à un grand développement, la lecture d'ensemble devient donc franchement verticale et n'est plus pensée de manière horizontale, comme c'était le cas depuis des siècles dans la polyphonie et le contrepoint (chez Monteverdi et chez d'autres, le verticalisme s'était d'abord développé dans les madrigaux, qui passèrent progressivement d'un style à l'autre, sans exclusive pour le premier ou le second).
Il n'y a aucun lien à établir avec l'harmonisation à plusieurs voix de la mélodie d'un choral luthérien. Cette forme musicale (le choral) existait depuis le XVI siècle et constituait la base de la musique liturgique voulue et même composée par Martin Luther, réformateur religieux allemand. Les harmonisations de ces mélodies prennent l'aspect d'une polyphonie chorale pouvant être chantée par l'assemblée. Elles sont donc souvent simples et homophoniques, mais elles sont encore pensées horizontalement.
L'Orfeo est connu pour son pouvoir dramatique et son instrumentation animée. L'œuvre est basée sur la monodie accompagnée, mode d'écriture amenant un style nouveau, appelé à un grand avenir : les lignes mélodiques, clairement caractérisées en fonction des personnages ou des situations, sont situées, non plus à la teneur (la partie que nous appelons ténor) comme c'était souvent le cas dans la musique polyphonique, mais elles apparaissent maintenant (c'était le cas de plus en plus souvent à l'époque) à la partie supérieure de l'ensemble (que ce dernier soit à dominante vocale ou bien uniquement instrumental lors des interventions de l'orchestre). De la sorte, les personnages apparaissent clairement, ce qui n'aurait pas pu se produire à l'intérieur d'un tissu polyphonique dense. Avec cet opéra, Monteverdi devint, sinon le premier, du moins un des principaux créateurs d'une nouvelle forme musicale : le « dramma per musica » ou action théâtrale en musique. C'est aussi un élément d'individualisme moderne qui s'affirme.
Cette idée d'œuvres dramatiques entièrement chantées vient d'une volonté (en fait, à nos yeux, d'une tentative) de faire renaître le théâtre grec antique, dont on sait qu'il était chanté, mais dont on n'a guère conservé la musique.
Les opéras de Monteverdi sont souvent classées dans le « pré-baroque ». La musique d'Italie du nord à l'époque était en transition entre le style de la fin de la Renaissance et le début du baroque. Les compositeurs modernistes, dont Monteverdi, mélangeaient les styles des importants centres de créativité musicale, comme Florence, Venise et Ferrare.