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John Dowland

Compositeur: Dowland John

Instruments: Voix Luth Viole de gambe

Tags: Chanson

#Arrangements

Arrangements:

Autre

Flûte à bec(4) (Jaap Wiebes)
Wikipedia
John Dowland est un compositeur et luthiste né en Angleterre ou en Irlande en 1563 et mort vers le 19 ou 20 février 1626 (il est enterré le 20 février 1626).
La première partie de la vie de John Dowland est mal connue ; il serait né, selon l'historien Thomas Fuller, à Westminster, ou, selon le musicologue W. H. Grattan Flood (en), à Dalkey, près de Dublin, au Royaume d'Irlande, mais aucune de ces hypothèses n'apporte de preuves concluantes.
De 1579 à 1584, il est au service de Sir Henry Cobham, ambassadeur d'Angleterre à la cour de France, à Paris, puis de son successeur, Sir Edward Stafford. Il se convertit au catholicisme. En 1584, il rentre en Angleterre, où il se marie. Il obtient une licence de musique du collège de Christ Church à l'université d'Oxford en 1588.
Il postule en vain pour succéder à John Johnson, luthiste de la reine Élisabeth I d'Angleterre ; d'après lui, sa candidature aurait été rejetée en raison de sa conversion au catholicisme. Néanmoins, sa conversion n'avait pas été rendue publique et, à l'époque, être catholique n'empêchait pas d'être musicien de cour en Angleterre (c'est notamment le cas de William Byrd). Il séjourne par la suite à Cassel (il bénéficie du mécénat de Maurice de Hesse-Cassel), Venise, Florence et Nuremberg. À la fin de 1596 ou au début de 1597, il rentre à Londres, où il espère cette fois encore être engagé comme luthiste de la cour. Mais son ami et bienfaiteur Henry Noel meurt peu après lui avoir écrit pour lui demander de rentrer à Londres. Il publie en 1597 son First Booke of Songes and Ayres (chansons avec accompagnement au luth).
De novembre 1598 à 1606, il est luthiste à la cour du roi Christian IV de Danemark ; c'est pendant cette période qu'il publie son œuvre la plus célèbre, les Lachrimæ, or Seven Teares (1604), sept pavanes pour cinq violes et un luth, basées sur l'air Flow My Tears (en). Puis il rentre en Angleterre, où il est durant quelques années employé par un courtisan du nom de Theophilus Howard, Lord Walden ; Dowland lui dédie son recueil de chansons A Pilgrimes Solace (1612). Finalement, en 1612, il obtient le poste convoité depuis si longtemps de « musicien pour le luth » (musician for the lute) à la cour royale d'Angleterre. Après cela, il ne compose presque plus. Il reçoit son dernier traitement de musicien de cour le 20 janvier 1626, et est enterré dans l'église St Ann Blackfriars de Londres le 20 février suivant.
L'œuvre musicale de Dowland comprend des pièces chantées accompagnées au luth, des psaumes, des œuvres pour luth seul et pour ensemble de violes (« consort of viols ») avec accompagnement de luth.
Son œuvre instrumentale la plus connue, Lachrimæ ou Seaven Teares Figured in Seaven Passionate Pavans ... (Pleurs, ou Sept larmes représentées par sept pavanes passionnées ...) est un groupe de sept pavanes pour cinq violes (donc à 5 parties instrumentales) avec un luth soutenant cette polyphonie, chacune d'entre elles étant fondée sur Flow My Tears (« Coulez, mes larmes »). Cette pièce devint l'une des plus connues de la musique pour ensemble instrumental de cette époque. Sa pavane Lachrymæ antiquæ fut aussi l'un des grands succès du XVII siècle.
Les pièces chantées de Dowland traitent de différents thèmes. Musicalement, il s'agit principalement de chants strophiques, plus rarement de pièces à composition continue (durchkomponiert en allemand), c'est-à-dire composées de bout en bout puisqu'on n'y trouve pas les formules simplement reproduites de strophe en strophe. L'accompagnement est en grande partie homophone, enrichi cependant par de nombreux ornements. Quelques airs, comme Flow My Tears ou Oh, sweet woods (« Ô, doux bois ») contiennent aussi des passages polyphoniques à composition continue (durchkomponiert), mais la polyphonie reste dans les limites de ce qui peut être joué au luth. La manière de déclamer le texte le laisse distinct et compréhensible en permanence et les ornements sont utilisés comme éléments expressifs.
Les œuvres instrumentales de Dowland ont une importance particulière. Ses compositions pour ensemble de violes de gambe avec accompagnement de luth marquent dans l'histoire de la musique européenne un premier point culminant dans le développement d'une musique instrumentale indépendante de la voix.
La musique de Dowland exprime souvent la mélancolie, un sentiment très présent dans la musique de cette époque. Il écrivit d'ailleurs une pièce pour consort dont le titre pourrait selon certains résumer son œuvre. Elle est intitulée, en latin : Semper Dowland, semper dolens (Toujours Dowland, toujours souffrant). Cette humeur mélancolique est mise en relief par une harmonisation riche en couleurs et en dissonances.
Ce serait cependant oublier d'autres pièces plus humoristiques, comme My Lord Chamberlain, His Galliard une invention pour deux luthistes jouant sur un seul luth. Elle utilise le rythme de la danse appelée gaillarde.
John Dowland laisse un catalogue de 220 œuvres.
Cette liste se limite aux compositions publiées par Dowland. Elle est suivie de l'œuvre intégrale pour luth seul, dont les pièces se trouvent dans divers recueils, parfois collectifs.
Publié par Thomas Est en 1592, The Whole Booke of Psalmes contient des œuvres de 10 compositeurs, dont 6 pièces de Dowland.
Le New Booke of Tabliture publié par William Barley en 1596 contient sept pièces pour luth seul de Dowland.
Œuvres écrites pour le chœur de l'abbaye de Westminster.
Trois œuvres sont d'attribution douteuse :
Dowland publie The First Booke of Songes or Ayres à Londres en 1597. Il s'agit d'un des plus importants et des plus influents recueils de l'histoire de la musique pour luth.
Le recueil contient 21 ayres et songs (chansons) :
Dowland publie The Second Booke of Songs or Ayres en 1600
Le recueil contient 21 ayres et songs (chansons), certains ayant plus d'une partie :
The Third and Last Booke of Songs or Aires est publié en 1603
Le recueil contient 21 ayre et songs (chansons) :
Lachrimæ, or Seven Teares, publié en 1604, contient les sept pavanes pour consort de violes et luth du Lachrimæ et 14 compositions supplémentaires pour la même formation, dont le célèbre Semper Dowland semper Dolens.
Dowland publie une traduction de Micrologus de Andreas Ornithoparcus, publié initialement à Leipzig en 1517
Varietie of Lute-Lessons publié par Robert Dowland, le fils de John, en 1610, contient une pièce pour luth seul de John Dowland.
A Musicall Banquet publié par Robert Dowland, le fils de John, en 1610, contient trois chansons (songs) de John Dowland.
Dernière publication de John Dowland, A Pilgrimes Solace paraît en 1612 et contient des madrigaux plus que de simples ayres. Le contrepoint est nettement plus présent ici que dans les recueils antérieurs.
Fantasies
Pavanes
Gaillardes
Allemandes
Jigs et autres pièces en 6/8
Arrangement d'une chanson (song)
Arrangements et ballades
Pièces attribuées à Dowland :
La musique de Dowland est un thème récurrent des livres de science-fiction de Philip K. Dick. Elle est aussi mentionnée à de nombreuses reprises dans Le Temps où nous chantions de l'auteur américain Richard Powers. L'écrivain japonais Haruki Murakami dans 1Q84 fait également allusion à ce compositeur.
Le chanteur Sting a repris les compositions de Dowland dans son album Songs from the Labyrinth (2006).